Author Topic: Le repentir  (Read 3738 times)

Muhammed

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Le repentir
« on: 09, 27 »
La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’AmIn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’Islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

 

Le Prophète MouHammad Salla l-LAhou 3alayhi wa sallam a dit :

( At-tA’ibou mina dh-dhanbi kaman lA dhanba lah )

Ce qui signifie : « celui qui se repent d’un péché, c’est comme s’il ne l’avait pas commis ».

Il est un devoir de se repentir de ses péchés tout de suite pour toute personne responsable. Cela consiste à les regretter, à cesser de les faire et à prendre la résolution de ne plus y revenir. Si le péché consistait en l’abandon d’un acte obligatoire, il faudra le rattraper ; si le péché consistait en une injustice envers un être humain, il faudra lui rendre son droit ou bien lui demander son pardon.

Ce chapitre est consacré au repentir. La signification du repentir c’est le retour et l’abandon. Il s’agit dans la majeure partie des cas suite à un péché préalable pour s’en décharger, afin de ne pas en rendre compte dans l’au-delà. Il se peut également que le mot tawbah soit utilisé dans un autre contexte, comme dans le HadIth rapporté par Al-Bayhaqiyy :

(‘innI la‘astaghfirou l-LAha wa ‘atOUbou ‘ilayhi fi l-yawmi mi’ata marrah)

Al-IstighfAr a lieu en général suite au péché commis afin de se décharger d’avoir à en répondre dans l’au-delà. Il peut avoir lieu pour autre que cela également. Il a été rapporté la mention de al-istighfAr dans le Qour’An dans le sens de la demande de l’effacement des péchés par l’Islam. C’est comme ce que AllAh ta3AlA a mentionné dans le Qour’An au sujet de NOUH :

(faqoultou staghfirOU rabbakoum ‘innahou kAna ghaffArA)

[sOUrat NOUH / 11] ce qui signifie : « Demandez à votre Seigneur de vous pardonner par l’entrée en Islam, Il est certes Celui Qui pardonne ». Ainsi le peuple de NOUH à qui il a adressé sa parole :

(‘istaghfirOU rabbakoum )

étant des associateurs, la signification de cette parole est donc : Demandez à votre Seigneur le pardon en délaissant la mécréance sur laquelle vous êtes en croyant en AllAh Lui seul, que Lui seul mérite la divinité et en croyant en NOUH qu’il est le Prophète de AllAh et Son messager pour vous.

De plus le repentir est un devoir suite aux grands péchés, immédiatement. De même, le repentir des petits péchés est une obligation d’ordre personnel immédiatement, tout comme c’est le jugement pour les grands péchés. Ainsi, le repentir a des piliers. Le pilier qui est indispensable dans les deux cas, c’est-à-dire pour les péchés ne se rattachant pas aux droits des fils de Adam ni au délaissement d’une obligation ainsi que le genre qui se rapporte aux droits de fils de Adam, dans les deux cas, il s’agit du regret pour n’avoir pas respecté le droit de AllAh. Le regret motivé par les choses de ce bas-monde, comme d’avoir été dévoilé, d’avoir perdu de l’argent ou d’avoir fatigué son corps, ce regret-là n’a pas de considération. Le regret est le plus grand pilier car il se rattache au cœur, les autres organes suivant le cœur.

Le deuxième pilier c’est d’abandonner ce péché immédiatement.

Le troisième pilier c’est d’avoir l’intention ferme de ne plus jamais le recommencer.

Ces trois piliers forment le repentir qui est suffisant.

Quant au repentir qui s’est produit en délaissant une obligation ou en manquant au droit d’autrui, il comporte en plus de cela le rattrapage de cette obligation. Si ce qui a été délaissé est une prière ou ce qui est du même ordre, on le rattrape immédiatement. Si ce qui est délaissé est de l’ordre de la zakAt, d’une expiation ou d’un vœu en étant capable de le faire, la validité de son repentir dépend donc du fait qu’il fasse parvenir leurs dus à ceux qui y ont droit, c’est-à-dire qu’il fait sortir la zakAt ou l’expiation ou bien il accomplit son vœu. Si le péché concernait un droit à l’égard d’autrui, il répare cette injustice et rend le bien même qui a été usurpé, s’il existe toujours. Sinon il rend son équivalent à son propriétaire ou à celui qui le remplace ou aux héritiers après la mort du propriétaire.

Information utile : Mouslim a rapporté dans le SaHIh attribué au Prophète  :

(man kAna li ‘akhIhi 3indahou maDHlamatoun fI 3irDin ‘aw mAlin fal-yastaHil-lahou l-yawma qabla ‘an lA yakOUna dInAr wa lA dirham )

ce qui signifie : « Celui qui a commis à l’égard de son frère une injustice que ce soit dans son honneur ou dans son bien, qu’il se fasse pardonner aujourd’hui avant qu’il n’y ait plus ni dInAr ni dirham ».

Ainsi, s’il avait des bonnes actions, il lui sera pris autant que l’injustice qu’il a commise ; sinon il sera pris des mauvaises actions de celui qui a subi l’injustice et il en sera chargé.